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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 14:57

Les conseils généraux ont versé un nombre total de 3,8 millions de prestations d'aide sociale en 2013, soit 4% de plus que l'année précédente, notamment en raison d'une augmentation (+8%) des allocataires du revenu de solidarité active (RSA), selon un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publié hier.
   Le nombre des aides aux personnes âgées et handicapées connaissent pour leur part une hausse semblable à celle de 2012 (respectivement +2% et +3%).
   En 2013, les départements ont ainsi versé près de 1,4 million, dont 1,2 million d’allocations personnalisées d’autonomie, aux personnes âgées ; 625 000 s’adressent à des personnes vivant en établissement et 794 000 à des personnes résidant à leur domicile.
  Deux personnes âgées bénéficiaires sur cinq vivent ainsi en établissement ou chez un particulier et trois sur cinq sont aidées à domicile, indique la Drees.
   En outre, 380 000 prestations, dont près de la moitié sont affectées à la prestation de compensation du handicap, ont été accordées aux personnes handicapées, selon le rapport.
  Les 307 000 mesures d’aide sociale à l’enfance (ASE) concernent les moins de 21 ans.

   En 2013, les enfants accueillis au titre de l’ASE ont été quasiment aussi nombreux que ceux suivis dans le cadre d’actions éducatives à domicile ou en milieu ouvert.
   Enfin, 1,7 million de prestations d’aide sociale ont été attribuées au titre de l’insertion, recouvrant essentiellement le versement du RSA socle (ex-RMI).
   Dans une étude publiée en juin dernier, les départements s'alarmaient de la charge croissante que représente le financement de l'action sociale, et particulièrement du Revenu de solidarité active (RSA).
   Au total, les départements ont dépensé 33,6 milliards d'euros pour l'action sociale (enfance, personnes âgées, handicapées, RSA ...) en 2013, une hausse de 3,6% par rapport à l'année précédente, selon cette étude de l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (Odas). Les aides sociales relèvent presque exclusivement des départements depuis les lois de décentralisation de 1984. (Afp)

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 10:33

Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ;

sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte.

pauvreté 2

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:56

Les pauvres sont de plus en plus pauvres, mais la solitude et l'isolement les rendent de moins en moins visibles, témoigne le Secours catholique, qui attire l'attention sur les seniors précaires et les hommes seuls

 La pauvreté s’intensifie. On rencontre davantage de personnes avec un niveau de vie de plus en plus faible

 

   En moyenne, les bénéficiaires disposent d’un revenu de 515 euros par mois et par unité de consommation, soit 17 euros par jour, bien en dessous du seuil de pauvreté (987 euros) et du seuil de très grande pauvreté (651 euros). Et 16% n’ont aucune ressource.

Les personnes seules représentent 40% des bénéficiaires, devant les familles monoparentales (30%) et les couples avec enfants (24%).

 

Paupérisation croissante des seniors


Si les jeunes sont majoritaires, la part des plus de 50 ans ne cesse d’augmenter. « La paupérisation des seniors s’accentue, avec pour premières victimes les femmes qui n’ont pas connu le plein emploi » et disposent donc de pensions très faibles, avec un revenu moyen de 618 euros.

Ces seniors font partie de « ces pauvretés qu’on ne voit plus .


Autre précarité silencieuse : les hommes seuls.


  Jeunes, migrants, grands exclus ou pères célibataires, ce sont ceux qui ont le moins de revenus, avec en moyenne 437 euros par mois. 28% n’ont aucune ressource.

  Ils sont particulièrement victimes du mal-logement. Près de la moitié ne vivent pas chez eux mais chez un proche, en centre d’hébergement, en squat ou à la rue.

« Dans l’accès au logement, la priorité est donnée aux femmes et aux enfants »,

Un repas par jour
Ces hommes seuls souffrent aussi d’un très fort isolement.

« Beaucoup se replient sur eux-mêmes et ont une moindre connaissance de leurs droits ».

D’autant qu’ils ont peu de prestations sociales.

Précarité énergétique
Outre les besoins d’écoute et d’aide alimentaire, beaucoup de précaires  demandent une aide financière, pour payer leur loyer ou leurs dépenses d’énergie.

Car la précarité énergétique, autre « pauvreté invisible », gagne du terrain.

« On a une hausse des impayés d’énergie. Les gens doivent choisir entre se nourrir et se chauffer », 

pauvreté

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:47

Dans une enquête, l’Unaf fait le point sur la façon dont lesUNAF collectivités territoriales intègrent la situation des familles dans les impôts locaux et dans la tarification des prestations, services et équipements municipaux. De quoi abattre quelques idées préconçues en matière d’universalité des aides octroyées aux familles !

 

  Alors que les ménages sont appelés à régler leurs impôts locaux, l’UNAF publie une enquête sur la prise en compte de la famille dans la fiscalité locale et les tarifs municipaux, menée dans 44 départements. Si les communes souhaitent attirer les familles - source de vitalité-, la plupart ignorent qu’elles peuvent les soutenir en appliquant des abattements spécifiques et des tarifs familiaux.

Les familles, vecteurs de dynamisme dans les territoires

  Pour répondre aux besoins des familles et renforcer l’attractivité de leur territoire, les élus locaux et intercommunaux peuvent utiliser la fiscalité locale, parmi d’autres leviers (aménagement urbain, logement, écoles, équipements, activités, accueil de la petite enfance, action sociale).

   Peu lisible pour les contribuables, la fiscalité locale est pourtant essentielle au financement des services publics locaux. Les ménages y contribuent d’ailleurs de façon massive : 67% de la fiscalité locale est financé par des taxes payées par les ménages, contre 33% par les entreprises. Et très peu de foyers sont exonérés de la fiscalité locale : en 2012, seulement 11% des foyers étaient exonérés de taxe d’habitation, contre 46% pour l’impôt sur le revenu.

  Comme la taxe d’habitation a été multipliée par 2 en 12 ans et la taxe de gestion des déchets par 4, il est urgent d’alerter sur cette pression fiscale locale qui pèse sur les familles et de sensibiliser les élus pour une meilleure prise en compte des charges familiales.

Des dispositifs fiscaux pour les familles, méconnus des mairies

   Si 45% des structures intercommunales majorent les abattements pour charge de famille, seules 9% des communes le font.

  Cette étude nous apprend que du côté des services aux familles, 2/3 des communes proposent une cantine scolaire, mais seul 1/3 prend en compte la situation familiale pour la tarification. Et, si 6 communes sur dix proposent des services périscolaires, seule la moitié les tarifie en fonction d’un quotient familial.

 

  Autant de résultats qui démontrent la faiblesse et l’hétérogénéité des prises en compte de la question familiale dans la fiscalité locale (taxe d’habitation et taxe d’enlèvement des ordures ménagères) et dans les tarifs municipaux. Ils révèlent aussi des pratiques très différentes entre les niveaux communal et intercommunal.

 

Pour l’UNAF, cette disparité de pratiques sur le territoire et selon le niveau territorial démontre la nécessité de promouvoir une politique familiale locale et de faire connaître les possibilités d’abattement pour les familles.

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 08:19

social.JPG

Parmi nos 66 engagements voici  ceux concernant le social

 

25-Instaurer un quotient familial applicable à tous les services municipaux (cantine, transports, activités culturelles).
26-Redéfinir le rôle du CCAS après avoir analysé les besoins des Cassipontins (logement, aide aux familles mono parentales ou en difficulté, soutien aux séniors dans leur vie quotidienne).
27-Mettre la commune en conformité avec les 20% de logements sociaux exigés par la loi. Cette mise en conformité se fera avec une volonté de mixité sociale  tout particulièrement en rapprochant jeunes ménages et séniors.
28-Assurer un logement d’urgence utilisable en cas d’extrême nécessité.
29-Accueillir au sein du CCAS un service qualifié destiné à aider les  personnes (démarches administratives avec écrivain public, recherche d’emploi, santé…)
30-Mettre en œuvre un service de transport à la demande.
31- Coordonner, harmoniser et développer différents modes d’accueil de la petite enfance: crèche associative, halte-garderie.
32-Mettre à l’étude un RAM (réseau d’assistantes maternelles) en concertation avec les professionnels du secteur.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 16:37
(Il faut) changer le regard que l'on porte sur les âgés. Ils sont une chance, ils ne sont pas une charge. Brigitte Ayrault
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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 05:34

Soixante ans tout juste après l’appel de l’abbé Pierre, en 1954, la fondation qui lui a succédé lance, elle aussi, un cri d’alarme : l’élargissement de la crise du logement est « sans précédent », ont dénoncé vendredi les responsables de la Fondation Abbé-Pierre lors de la remise de leur rapport annuel sur le mal-logement.

Le rapport 2014 revient sur les conséquences sociales des conditions de logement, notamment sur l’emploi, montrant comment ces deux piliers de la vie citoyenne sont interdépendants. Il insiste également sur les conditions de vie dans de nombreuses copropriétés dégradées, problème peu traité par rapport à son ampleur. Enfin il explore la politique du logement conduite par le gouvernement actuel, en particulier à travers le « Contrat social pour une nouvelle Politique du Logement ».
Les chiffres restent effrayants : selon la Fondation, 10 millions de personnes sont touchées en France par la crise du logement ; 3,5 millions sont mal logées, tandis que le pays compte quelque 141 000 sans-abri. 1,7 million de personnes sont en attente d’un logement social et le marché, a souligné Patrick Doutreligne, le délégué général de la Fondation, « agit comme une centrifugeuse, qui sélectionne les candidats les plus solvables et refoule les autres » vers le parc HLM, incapable de les accueillir tous. Résultat : de plus en plus de personnes – y compris des salariés – se tournent vers des solutions de fortune – caravanes, baraques de chantier… – et l’on voit réapparaitre aux périphéries des villes ce que l’on ne peut appeler autrement que des bidonvilles.
Parmi les autres chiffres dévoilés par la Fondation, on peut en retenir deux qui expliquent à eux seuls tous les autres : 55% c’est le taux d’augmentation des loyers sur les 13 dernières années ; et 335 000  c’est le nombre de logements construits l’an dernier.
À l’occasion de la remise de son rapport 2014, la Fondation Abbé-Pierre a également livré les résultats d’un sondage réalisé auprès des maires. Il révèle que parmi les questions jugées les plus prioritaires, c’est bien le logement qui arrive en tête pour 72% des maires. 55% des maires interrogés jugent qu’ils ont un problème « important » ou « très important » de logement dans leur commune. Pour 58% d’entre eux, c’est le problème du manque de logements sociaux sur leur commune qui est le plus grave.

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 21:15

Le baromètre annuel de l’action sociale locale, publié par l’UNCCAS le 12 septembre 2013, étudie les évolutions de la demande sociale telle qu’elle est vécue au quotidien par les élus locaux et leurs centres communaux ou intercommunaux d’action sociale (CCAS /CIAS). Le CCAS est déjà reconnu pour son rôle d’amortisseur social. Le focus de l’édition 2013 met en lumière son implication en matière de santé et d’accès aux soins, une problématique qui s’est progressivement imposée comme un véritable enjeu de prévention, de lien social et d’accès aux droits.

Ce baromètre a été créé en 2009. Quatre ans plus tard, la moitié des CCAS a connu à la fois une augmentation du nombre de demandeurs et du montant des aides demandées. De fait, la précarité de l’emploi et l’instabilité des ressources accentuent le décalage entre les besoins des ménages et les réponses apportées par les dispositifs légaux (CMU-C, RSA, aide au logement…). Et la souplesse d’intervention du CCAS lui permet de pallier la rigidité et l’effet «couperet» des dispositifs légaux, gérés dans le cadre de logiques de masses. Un quart des CCAS a ainsi vu croître les demandes d’accompagnement individuel (aide à la gestion du budget, demande de microcrédit personnel…).

Pour la troisième année consécutive, les demandes d’aides financières sont en tête des sollicitations perçues en hausse: Le logement est toujours le premier motif de demande d’aides financières (loyer et énergie), mais trois quarts des CCAS ont augmenté leur budget d’aides facultatives sur cette période, pour répondre en particulier aux demandes concernant la santé.

La santé, premier poste de dépenses sacrifiéespar un ménage en zone urbaine

La santé est en effet le premier poste auquel renoncent les ménages en zone urbaine, avant l’énergie. Depuis 2009, 54 % des CCAS impliqués dans ce domaine ont constaté une augmentation globale des demandes d’aides:

  • La demande la plus fréquente est l’aide à l’instruction des dossiers de demande d’aide légale (CMU, CMU-C…).
  • Les CCAS des villes de plus de 30 000 habitants sont les plus fréquemment sollicités pour la prise en charge de frais de santé et de mutuelle.
  • Depuis 2009, 47 % des CCAS impliqués en matière de santé ont augmenté le budget consacré à ce type d’intervention.
  • Plus de 60 % de ces CCAS sont membres de coordinations locales autour de l’accès aux soins.

Devant la pression de la demande et les limites de leurs moyens, les CCAS ont été amenés à nouer des partenariats avec un ensemble d’acteurs ciblés (les contrats collectifs avec les mutuelles, par exemple, concerne 7 % des CCAS). Si le non-recours aux droits sociaux est par nature difficile à évaluer, son augmentation a conduit l’UNCCAS à inciter son réseau à s’engager dans des expérimentations, comme par exemple la convention signée avec la CNAMTS le 30 avril 2013 pour renforcer l’accès à la CMU-C et l’aide à l’acquisition de la complémentaire santé.

Les demandes d’aides financières adressées aux CCAS dans le domaine de la santé

  • demande d’aide au paiement des frais d’acquisition d’une mutuelle (pour 3 CCAS sont 10)
  • demande d’aide à la prise en charge des frais de santé non remboursés par la sécurité sociale (mentionné par 1 CCAS sur 6, soit 17 %)
  • demande d’aide au paiement du reste à charge pour l’aide à l’acquisition de la complémentaire santé

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 06:00

Un article publié le par Philippe Steinier sur HANDIMOBILITY

Les cabinets médicaux deviendront-ils accessibles aux personnes en situation de handicap pour 2015 comme l’exigeait au départ la loi de février 2005 ? Bien sur que non !

Beaucoup de praticiens déclarent aujourd’hui (tout comme hier) qu’ils sont simplement incapables de se rendre accessible pour 2015.

Les syndicats MG France (Syndicat des Médecins généralistes) et FMF (Fédération des Médecins de France) proposent, non pas de postposer les dates butoirs de mise en accessibilité, mais bien de faire accepter une dérogation à cette obligation légale si le médecin propose des visites à domicile.

La FMF va encore plus loin en faisant mention de la « jurisprudence RATP « . Elle demande que celle-ci s’étende aux médecins libéraux. Comment ? Médecins-RATP, même combat ?

On pourrait le croire lorsque celle-ci déclare : « de la même façon que la RATP a obtenu de ne pas mettre tous les métros aux normes « handicapés » (…), la FMF demande que la visite à domicile soit une alternative reconnue ».

MG France insiste quant à elle sur le fait que le médecin qui effectuerait des visites à domicile ne devrait plus être tenu de demander une dérogation, ce type de visite devant être considéré comme : « une solution officiellement validée sans que chaque médecin soit obligé de demander une dérogation à la commission ad hoc ».

L’Union nationale des professionnels de santé vient de montrer de son coté que la confrontation était maintenant ouverte avec le principe d’obligation légale d’accessibilité des cabinets médicaux aux personnes handicapées . En effet celle-ci a déclaré qu’elle a pris la décision de « se retirer des travaux de la commission sur la mise en place pratique de la loi de 2005 afin de ne pas cautionner des décisions irréalistes et insupportables qui y seront prises ».

Alors la visite à domicile remède miracle au cabinets inaccessibles ?

Cela peut sembler une solution remplie de logique et de sagesse mais c’est sans doute un raisonnement un peu court et très caricatural qui biaise la réalité de la situation des cabinets médicaux, une réalité peu glorieuse qui s’étale maintenant sur des décennies voire sur plusieurs générations de médecins.

Notons quelques autres axes de réflexion très subtilement oubliée dans cette proposition.

1 – Peux-t-on continuer à accepter au 21ème siècle qu’un très grand nombre de cabinets médicaux excluent de leur préoccupation première l’accessibilité au handicap alors que, par essence même, ces praticiens s’adressent à une « clientèle » forcément en état de faiblesse et donc susceptible de présenter bon nombre de problèmes d’autonomie. A ce titre, un petit regard sur l’évolution de la pyramide des âges et le vieillissement de la population montrent que ce problème ne fera que croitre très rapidement.

2 – Le médecin garantira-t-il toujours qu’il effectuera des visites au domicile du patient ? De plus en plus souvent (et les médecins vieillissant eux-mêmes) abandonnent les visites domiciliaires. Quels seront alors leurs obligations légales ? Devront-ils alors subitement rendre accessible leur cabinet qui ne pouvaient pas l’être précédemment ? On en doute réellement. On voit donc très vite se profiler la faille du système.

3 – Qui peut garantir que la visite rendue à domicile ne sera pas tarifée à un niveau beaucoup plus important que la visite effectuée au cabinet médical ? C’est le cas en Belgique ou les différences deviennent plus que substantielles. Une différence voulue par les médecins eux-mêmes arguant du fait qu’ils perdent du temps lors des trajets rendus nécessaires entre les visites et le cout du carburant et autres frais ? La personne handicapée devrait donc ainsi payer de sa poche la non conformité du cabinet du médecin. Ne soyons pas crédule, si la personne handicapée payait le même prix alors la différence pourrait vite émarger à la charge de la sécu et donc de la collectivité toute entière.

4 – Pourquoi encore aujourd’hui, alors que la problématique du handicap est bien connue de tous, de nouveaux cabinets médicaux s’établissent toujours (et en dehors de tout bon sens) à l’étage, dans de vieux bâtiments hors normes ou d’une façon plus simple dans des lieux totalement inaccessibles aux personnes en fauteuil roulant ?

Enfin, et c’est sans aucun doute l’élément le plus effrayant (et je soupèse mes mots), j’ai pris connaissance des commentaires de certains médecins à la suite d’articles mentionnant cette problématique. Les arguments invoqués nous posent une et une seule question : Ces personnes sont-elles véritablement capable de porter une réflexion qui dépasse le seuil de leurs propres intérêts particuliers ?

Il s’agit d’une véritable complainte (pour ne pas dire litanie) à la taxe injuste, aux couts, aux charges professionnelles, aux normes aberrantes, à l’Etat incapable mais encore plus important au manque de rémunération et aux pauvres rentrées financières liées à leur secteur d’activité ! Sans vouloir minimiser les problèmes du secteur médical on semble bel et bien nager ici en pleine disproportion par rapports aux problèmes soulevés. Tout ceci me rappelle la longue discussion que j’ai eu avec (non pas un médecin généraliste) mais bien un dentiste (et la, pas de visite à domicile possible). Lorsque je lui faisait remarquer qu’habitant dans plus grande ville francophone de Belgique j’étais incapable de trouver un cabinet dentaire accessible au fauteuil roulant même dans l’agglomération, il me répondit que ce n’était pas un problème puisqu’il existait des hôpitaux !

Balayer d’un revers de main ma liberté de choix du praticien et de sa renommée par rapport à son cabinet inaccessible ne semblait donc ne lui causer aucun problème !

Bref derrière une prise de position qui se voudrait logique et de « bonne composition », ne sommes-nous toujours pas en présence d’un réflexe qui vise plus à mettre en place une technique d’évitement que celle qui permettrait de résoudre définitivement le problème ?

Cette pratique visant la mise en place de techniques d’évitement plutôt que de résolution de problèmes est celle qui plonge depuis des décennies l’Europe (et particulièrement la France) dans une période d’immobilisme qui coute toujours plus à la société globale.

Et puis, n’est-on pas en droit de se poser une question qui peut sembler naïve ou candide : depuis les années 70 (c’est à dire plus de 40 ans) ou l’on pointe du doigt l’inaccessibilité de certains cabinets médicaux, n’y-a-t-il pas dans cet immobilisme un réel manquement de motivation pour ne pas dire encore plus simplement de respect des personnes à besoins spécifiques ?

Evidemment il est toujours plus confortable de ne rien faire que d’agir. Il est aussi toujours plus aisé et profitable de ne pas investir ou de modifier sa situation que l’inverse mais, pourtant, il faudra bien un jour que la société et ses différentes composantes professionnelles voient plus loin que leurs propres intérêts personnels au bénéfice du bien collectif.

Ceci dit, je connais quelques médecins qui ont réalisé ces travaux d’accessibilité sans attendre d’obligations légales ou de dates butoir.
Il s’agit parfois de jeunes médecins qui débutent dans la profession, qui ne disposent pas de gros moyens financiers mais qui intègrent à leur métier la notion de respect du patient et de son autonomie.

N’y-a-t-il pas la matière à réflexion sur des courants de pensées différents au sein même d’un même corp professionnel ?

Enfin pour clôturer ma réflexion je n’ajouterais qu’une seule chose : un cabinet médical accessible n’est-il pas juste une preuve d’intelligence de la part d’un professionnel qui sait qu’il va s’adresser prioritairement à une population qui présentera la particularité d’être en mauvais état de santé, en état de faiblesse ou en déficit d’autonomie ? Parfois le simple bon sens semble avoir du mal à l’emporter.


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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 08:53

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Handicapés mentaux, ils sont des électeurs à part entière ! L'Unapei (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) tient à rappeler que les personnes handicapées mentales en tutelle représentent un nouvel électorat à convaincre pour les candidats à la mairie. Selon l'association, « il faut non seulement tenir compte de leurs revendications mais aussi leur permettre de participer pleinement à la campagne et aux élections. » Les décisions des maires ont en effet un impact direct sur leur vie quotidienne. C'est pourquoi, les associations locales de l'Unapei interpellent les candidats aux futures élections municipales.

Des revendications portées par 550 associations

Comment oublier que les communes constituent les premiers lieux concrets d'exercice de la citoyenneté ? C'est donc ici qu'une société accessible doit naître. Les 550 associations membres de l'Unapei sont appelées à porter ces revendications communes afin d'obtenir des engagements écrits de l'ensemble des candidats. Elle leur propose de s'engager sur deux axes :
- Permettre aux personnes handicapées mentales d'être actrices du vivre ensemble en adoptant une feuille de route municipale du handicap, en créant des instances dédiées à la prise en compte de leurs attentes et en sensibilisant tous les concitoyens au handicap mental .
- Développer une accessibilité à tout pour tous, en rendant accessibles : la mairie et ses services, les commerces, la santé et les soins, les transports, le logement, l'emploi, les structures d'accueil pour les enfants, le sport, la culture, les loisirs, les vacances.

Un nouvel électorat à convaincre

Les personnes en tutelle vont voter pour la première fois à des élections municipales. Depuis la réforme de la protection juridique de 2007, toutes les personnes handicapées mentales, sauf exception (si un juge le décide formellement, les personnes sous tutelles peuvent en être exclues), ont le droit de vote. Mais malgré les mesures prévues par la loi et le code électoral, les personnes déficientes intellectuelles ne peuvent toujours pas s'informer, se forger une opinion et faire leur choix car les informations, les programmes et les discours ne leur sont pas accessibles. L'Unapei interpelle donc l'ensemble des candidats pour qu'une information « facile à comprendre » soit diffusée. Elle réclame également que les bureaux de vote soient rendus accessibles, que les personnels en charge de l'accueil des électeurs soient sensibilisés et qu'il soit possible, comme le prévoit le code électoral, qu'une personne handicapée mentale soit assistée pour voter.

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