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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 08:26

Article de la dépêche du midi du 14 décembre 2013

 

 

1996-2013, 17 ans de combat arme à la main pour promouvoir les huiles végétales pures comme biocarburant. La consécration n’est pas loin pour Alain Juste.


Le temps glisse comme l’huile entre les doigts. Et l’époque de la pompe à essence ou gasoil chez lui sur les hauteurs d’Agen est loin. 1996, Alain Juste créé Valenergol, société dissoute depuis. Une dizaine d’années après, sous l’ère d’un certain Cahuzac, maire de Villeneuve, les moteurs des bennes de collecte des déchets ménagers tournent avec de l’huile de tournesol. Une révolution technique dans le moteur à explosion, qui vaut à l’équipe d’Alain Juste de menus soucis avec l’administration, la faute à une réglementation qui impose à tous la taxe intérieure sur les produits pétroliers, la TIPP.


    On ne plaisante pas avec les géants du pétrole et leurs représentants. «Aujourd’hui, ceux qui nous poursuivaient à l’époque travaillent désormais avec nous». 17 ans ont passé, d’autres collectivités s’y sont mises, Agen, Marmande, le conseil général de Lot-et-Garonne, la ville de Dax, pour leur parc automobile. Hier, avec d’autres responsables de l’Institut des huiles végétales pures, un Alain Juste tout sourire a pris un malin plaisir à décrire le contenu d’Itsasoa, un projet mené avec la direction générale de la pêche, au Pays basque.

 

 

alain juste depeche14 122013

Alain Juste (au premier plan) avec son directeur Frédéric Perrin, hier à la chambre d'agriculture, siège de l'Institut. « On sait pouvoir compter sur le monde agricole. »/Photo Jean-Michel Mazet

 

 


Deux bateaux fonctionnent désormais à 100 % avec de l’huile de tournesol dans les moteurs «et en haute mer», sourit celui qui a su garder le pied marin y compris dans la tempête. «Nos résultats sont si mauvais qu’on nous a demandé de continuer», détaille Frédéric Perrin, le directeur de l’Institut. «Les pêcheurs demandaient à travailler plus proprement». Le gain en CO2 est de 90 t à l’année mais le prix du biocarburant, même produit à moins de 10 km, est encore plus cher sur le «bleu maritime» d’environ 0,20 €. «L’écueil reste que le prix du litre d’huile est calculé sur l’indice Insee. On s’oriente vers une réévaluation du prix de l’huile en fonction de la récolte de tournesol», poursuit Alain Juste. «Et de toute façon, nous restons comme notre ligne de conduite l’exige, dans le règne animal.» Sur 3 kg de tournesol, un finit en huile, les deux autres en tourteau pour l’alimentation des bovins.

Finlande

Le Pays basque n’est pas la seule destination finale des initiatives de l’Institut. La pêche finlandaise vient d’afficher son intérêt pour ce biocarburant unique en Europe selon ses géniteurs, «voire sur la planète». Les délais pour ce partenariat ne sont pas définis mais «on a appris la patience», sourit Alain Juste, qui voit là le juste prix des efforts et des souplesses consenties pendant plus de dix ans.


«On nous a dit au départ que nous allions casser les moteurs, que ça ne pouvait pas fonctionner sur le long terme. Nous avons analysé les moteurs justement des véhicules utilisés depuis sept ans à Villeneuve. C’est comme s’ils avaient tourné au gasoil.»

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Published by PONT DU CASSE POUR TOUS - dans Les cassipontins qui ont du talent
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