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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 11:21

Loin d’être une charge, le secteur de la culture participe largement à la richesse de la France, montre une étude réalisée pour les ministères de l’Economie et de la Culture. Celle-ci montre également qu’il existe une corrélation entre la vitalité culturelle et le dynamisme d’un territoire.

 

La culture en France contribue à hauteur de 3,2 % à la richesse nationale (PIB), représentant 58 milliards d’euros de valeur ajoutée, presque autant que l’agriculture et les industries alimentaires, souligne une étude conjointe des ministères de l’Economie et de la Culture.

Elle emploie 670 000 personnes, soit 2,5 % de l’emploi total du pays, selon cette enquête réalisée par l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale des affaires culturelles, publiée le 3 janvier.


Le spectacle vivant représente 8,8 milliards d'euros et le patrimoine 8,1 milliards. Les arts visuels et la presse génèrent chacun 5,7 milliards de valeur ajoutée. Viennent ensuite le livre (5,5), l'audiovisuel et la publicité (5,1 milliards chacun), l'architecture (4,4), le cinéma (3,6), les industries de l'image et du son (3,4), l'accès au savoir et à la culture (2,3).


La part de la culture dans la valeur ajoutée a régulièrement augmenté entre 1995 et 2005, date à laquelle elle atteignait 3,5%. Mais depuis, elle a reculé de 0,3 point. Cette érosion, en pleine transition numérique, a diverses origines: évolution des marges, effondrement du marché du disque, mutation des lectorats, crise économique. Mais aussi la « captation » d'une part de la valeur ajoutée par les plateformes numériques (Apple, Google, Amazon...) chargées de l'intermédiation entre les créateurs et les consommateurs. « Elles se retrouvent en position de force pour attirer les ressources publicitaires et pour imposer leurs conditions aux créateurs », souligne l'étude.


L’équivalent du secteur agricole et agroalimentaire


Spectacle vivant, patrimoine, arts visuels, presse, livre, audiovisuel, publicité, architecture, cinéma, industries de l’image et du son, ainsi que « l’accès aux savoirs et à la culture » (bibliothèques, archives…) ont représenté en 2011 une valeur ajoutée de 57,8 milliards d’euros. Soit l’équivalent en valeur ajoutée du secteur agricole et agroalimentaire (60,4 milliards), deux fois celui des télécommunications (25,5 milliards), sept fois celui de l’industrie automobile (8,6 milliards).

Au premier rang, le spectacle vivant représente 8,8 milliards d’euros. Il est également le premier pourvoyeur d’emplois, avec 150 000 emplois. Il est suivi par le patrimoine avec 8,1 milliards d’euros.

L’intervention de l’Etat dans le domaine de la culture et de la communication s’établit à 13,9 milliards d’euros (11,6 milliards de crédits budgétaires, 1,4 milliard de dépenses fiscales et 0,9 milliard de taxes affectées à différents organismes de redistribution).

L’effort des collectivités territoriales en faveur de la culture (dont une partie vient de subventions de l’Etat) est de 7,6 milliards environ.


Les dépenses des communes


Les communes de plus de 10 000 habitants ont dépensé 4,4 Md€ dans le domaine culturel en 2006. Il faut noter que ces dépenses représentent en moyenne 8,1 % de l’ensemble du budget des communes (9,3 % pour la partie fonctionnement). Ce pourcentage moyen, très supérieur à celui des autres collectivités publiques, Etat compris, peut dépasser les 20 % pour certaines communes.

Source : IGF/IGAC

 

De leur côté, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ayant reçu la compétence culture ont dépensé 842 M€ dans ce secteur, soit 5,7 % de leur budget global (7,3 % pour la partie investissement). Les départements ont dépensé 1 292 M€ dans le domaine culturel, soit 2,2 % de leur budget global. Les régions, enfin, ont dépensé 556 M€ dans le domaine culturel, soit un effort culturel de 2,5 % de leur budget (3,4 % pour la partie investissements).

« On parle beaucoup du poids nouveau des collectivités dans la culture mais l’Etat reste l’acteur principal », souligne cependant le cabinet de la ministre de la Culture.

 

Un lien avec la performance socio-économique


L’étude a analysé l’impact de manifestations culturelles sur les territoires. Après avoir procédé un travail méthodologique pour délimiter le champ de ces manifestations, tant en en qui concerne les territoires que les publics ou les secteurs concernés, l’analyse montre qu’il existe une « corrélation positive entre la présence d’une implantation culturelle et le dynamisme d’un territoire ».

Cependant, le lien de causalité entre investissement culturel et performance socio-économique ne peut être prouvé. Prudemment, l’étude estime que « la prise d’initiative » dans le champ culturel est sans doute une des composantes d’une dynamique de performance socio-économique.

Source : IGF/IGAC

 

Ainsi, les bassins culturels sont plus créateurs d’entreprises que les bassins témoins. Autre constat : parmi les territoires performants, sont surreprésentés les territoires culturels sélectionnés pour la présence d’une « manifestation culturelle » par rapport à ceux choisis pour la présence d’un « équipement culturel ».

Il s’agit également de bassins de vie de taille relativement modeste. Ce qui tendrait à indiquer que la présence d’une implantation culturelle est d’autant plus déterminante que le bassin de vie est plus modeste en termes de population.

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Published by PONT DU CASSE POUR TOUS - dans Culture
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